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dimanche 28 août 2016

Robe bain de soleil BurdaStyle 05.2016.132

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de ma dernière réalisation, une robe bustier qui tombe à point nommé pour la chaleur caniculaire qui n'épargne pas notre verte Normandie.

J'ai trouvé le patron dans le Burda de mai 2016, modèle 132

J'ai tout de suite été séduite par le côté rétro de cette robe bustier qui n'est pas sans rappeler certains de la collection printemps été Dolce et Gabbana :

Un détail fait diffère pourtant. Burda a remplacé les plis de la jupe par une jupe en cercle. Ce modèle étant fait pour les tailles 44-52, je trouve que c'est une bonne idée car cela évite d'alourdir la silhouette.

En raison de cette jupe corolle ( 4 mètres à l'ourlet) il vous faudra plus de 3 mètres pour réaliser ce modèle.
J'ai éliminé les poches en cœur car je pense que j'ai passé l'âge pour ce genre de détails.

Un fois de plus, j'ai puisé dans mes réserves pour trouver le tissu. Fournisseur habituel, Toto Rouen
Comme conseillé, j'ai opté pour un satin de coton assez léger. C'est vraiment ce qu'il faut pour ce genre de robe. Le coton est parfait pour les grandes chaleurs et l'armure satin donne un joli brillant et plus de fluidité. Seul bémol, ce tissu se froisse pas mal, mais cela s'arrangera peut-être après plusieurs lavages.

J'ai réservé la partie imprimée à la jupe devant et dos


et j'ai choisi de laisser le bustier uni. Comme il me restait des restes d'un satin de coton fuchsia j'ai cru qu'il serait sympa de choisir cette couleur pour le parement d'encolure et les bretelles. Ce n’était malheureusement qu'une Fausse Bonne Idée que j'ai décousue sur le champs.

 
Ce tissu fuchsia a quand servi pour le passepoil qui orne les bretelles.


En guise de ganse à passepoil j'ai utilisé de la queue de rat que j'avais en stock.


 La queue de rat a l'avantage de se trouver facilement et à moindre coût. Elle est aussi plus souple que le cordonnet en coton, ce qui n'est pas un mince avantage pour les courbes comme ci-dessous.


J'aime bien voir les réalisations des autres internautes avant de ma lancer dans la réalisation d'un modèle. Pour celui-ci j'ai trouvé une aide précieuse sur le site russe de Burda, comme souvent d'ailleurs. J'ai donc été prévenue que ce modèle était très ajusté pour le haut. Aussi j'ai pris et repris mes mesures et celles du patron et j'ai réalisé 3 toiles pour le haut. Eh oui, j'ai un peu galéré pour adapter le haut à mon tour de bonnets.

 

Voici le patron une fois modifié :

Le plus difficile fut de bien orienter la pince et de ne pas la prolonger trop près de la pointe du sein. J'ai appris à cette occasion que plus la poitrine est forte, plus la fin la pince est éloignée de la pointe du sein. Approximativement 5 cm contre 2.5 cm  pour un bonnet B.

Autre modification apportée au patron j'ai raccourcie la jupe de 3 cm.

En raison de la finesse de mon tissu j'ai jugé opportun de doubler la partie corsage. Pour tailler la doublure, j'ai pris le patron du haut et j'ai ôté la valeur de la parmenture d'ouverture devant coupée à même.

Cette doublure a été taillée dans le tissu de la robe que j'avais en abondance, l'intérieur est donc très propre sans couture apparente.



 Toujours dans le but d'un intérieur aussi beau que l'extérieur j'ai opté des coutures anglaises pour la jupe.



L'ourlet a été réalisé selon les instructions du magazine. Réduit à 7 mm, surfilé et rabattu avant d'être piqué.
Note à moi-même, se rappeler de cette option pour les ourlets étroits à venir, beaucoup moins fastidieux que de replier deux fois l'ourlet.

Une fois de plus j'ai constaté que Burda zappait les sous-piqures. Si cela est du chinois pour vous cliquer ici pour explication illlustrée sur le cite de Petit Citron.
Cette finition est pourtant indispensable pour obtenir des bords bien nets.


Ici j'ai sous-piqué tout le pourtour du parement d'encolure.

Pour finir, le parement d'encolure est surpiqué près du bord ainsi que la couture de montage du corsage à la jupe
 Voilà pour cette fois, je ne vous aurai épargné quasiment aucunes des étapes de la réalisation de cette robe. En espérant que cela pourra, si ce n'est vous être utile, au moins vous inspirer et vous donner envie de vous lancer, vous aussi,dans la confection de vos vêtements.

Cette robe est la dernière pièce que j'ai cousu pour les vacances. Il est maintenant plus que temps de penser à la rentrée. Je ne serai donc pas sans vous montrer de nouvelles réalisations sous peu.

A bientôt et bonnes coutures.




dimanche 17 avril 2016

Parka 124 Burda Style janvier 2016



Bonjour tout le monde. Aujourd’hui je suis heureuse de pouvoir enfin vous montrer je résultat de presque 2 mois d’intense labeur.






Rassurez-vous, il y a eu bien des interruptions. Cependant, ce projet est l’un des plus ambitieux auquel je me suis attelée.

La réalisation de cette parka a pourtant nécessité un travail de titan. Le tissu à carreaux et la doublure qui s'est ajoutée en cours de travail n'ont pas été pour arranger les choses.

Voici sans plus attendre les détails de la réalisation.

Points Burda **** : réalisation difficile avec finitions compliquées.

Description du patron : Parka à capuche avec taille coulissée sous tunnel, 1 poche poitrine zippée et 2 poches à rabats.



Tissu utilisé : Un prince de Galles de mon stock (Toto). La composition m’est inconnue, sûrement un mélange avec synthétique majoritaire et élasthanne.

Tailles proposées : 36 à 44. J’ai utilisé le 44 avec ajustement pour forte poitrine (FBA pour les intimes). J’ai opté pour la méthode Pivot and Slide de Nancy Zieman.

Attention : ce modèle taille grand.


Trop pressée de tailler dans le vif, je n’ai pas fait de toile pour le corps. C’est bien sûr une erreur de ma part. Il faut dire qu’une doublure en fourrure est sensée accompagner la parka. Mais comme nous sommes en avril et que j’ai déjà passé un temps considérable sur ce vêtement, j’ai reporté la confection de la doublure à l’automne prochain, bien que j’aie acheté de quoi la réaliser.

Toujours est-il que j’aurais très bien pu me passer du FBA.

Bref, si ce modèle vous tente et que vous n’avez pas l’intention de l’accompagner d’une doublure fourrure, je vous conseille de faire une toile ou de prendre une taille en dessous de votre taille habituelle.

Explications Burda : Comme d’habitude, elles sont minimales. J’avoue que même pour moi qui parle maintenant le Burda couramment ou presque, j’ai bien failli perdre mon latin pour l’assemblage de la fermeture du devant avec le parement devant droit, la sous-patte de fermeture gauche et la parementure intérieure. Quelques schémas n’auraient pas été de trop.

Ce que j’ai aimé : Je dois être un peu maso, mais la foultitude de détails est ce qui m’a donné envie de coudre cette parka, plus que le besoin réel de ce genre de vêtement dans ma garde-robe.



Voici par ordre de réalisation les points forts de ce vêtement :

2 sortes de poches :

-  1 poche poitrine zippée :





-    2 poches à rabats avec passepoils :




-    Pli dans le dos :





-  Parement d’ourlet dos avec coulisse, liens dans le même tissu et bloque-lacets :




-  Coulisse de taille avec les liens eux aussi dans le même tissu et leurs bloque-lacets :




-Fermeture éclairs latérales apparentes à l’ourlet :




-  Fermeture zippée du devant avec sous-patte et parements complétés de pressions rivetés (raffinement supplémentaire : le bouton pression du haut du parement est de couleur contrastante : je n’ai pas rechigné à ce détail car il me restait un pression couleur bronze d’un précèdent projet) :




-    Capuche doublée du même tissu et pressionnée.



-    Et pour finir, empiècements de manches :




- Last but not least, doublure fourrure amovible qui me donnera l’occasion de travailler une matière avec laquelle je ne suis pas familière.



Ce que le n’ai pas aimé :

Burda zappe complètement l’entoilage. Peut-être pour ne pas décourager les bonnes âmes en les accablant d’une tâche supplémentaire peu agréable. Tout de même, je ne conçois pas la pose de fermetures et la réalisation des poches sans entoilage ; j’ai donc entoilé les devants à l’emplacement des poches pour éviter la déformation des fentes ainsi que les rabats, le parement devant qui dissimule le zip et les parementures intérieures devant et dos.



Autre bémol de ce modèle et non des moindres, à mon avis, pas de doublure. J’imagine qu’il s’agissait là encore de mieux faire avaler la pilule, mais il n’était pas question que je laisse l’intérieur sans doublure.



Par contre, mes petites cellules grises ont été mises à rude épreuve pour trouver une solution pour la poser à cause du parement d’ourlet dos et des fentes latérales zippées.

J’ai opté pour ce qui me paraissait le plus facile, à savoir : appliquer la doublure sur l’envers des devants et des dos avant leur assemblage et de travailler ensuite tissu et doublure comme une seule épaisseur.



Ce qui me gênait dans cette solution, c’était que les marges de coutures soient visibles mais je les ai finies le plus proprement possible en les calant sur la doublure au point de flanelle que j’appelle point de chausson ou catstitch in English.



La doublure a de plus l’avantage d’améliorer le tombé de mon tissu qui aurait été certainement un peu mou sans cela.

Puisqu’on est dans les finitions il serait dommage de ne pas mentionner la bord des parementures intérieures que j’ai ornées d’un joli biais que j’ai confectionné en recyclant une cravate (en synthétique pour faciliter l’entretien)






Toujours dans les points négatifs, j’en profite pour pester sur la pose des pressions à riveter. Je déteste cette étape. Les explications recommandent à juste titre d’utiliser un support dur. Après le résultat loin de me satisfaire, j’ai appelé mon mari à la rescousse et armés d’un lourd marteau et de son étau nous avons dompté la bête.




Vous parlez d’une histoire…


Ce que j’ai changé par rapport au modèle original : Rien pour le design. Le choix de mon tissu fait que le rendu final est pourtant différent de l’original.

Comme toujours pour moi chez Burda, j’ai raccourci le modèle de 5 centimètres. C’était d’autant plus nécessaire que je n’ai trouvé qu’une fermeture éclair de 80 cm au lieu des 90 demandés. Il me manque 5 cm en bas mais ce n’est pas dérangeant.



Je regrette quand même qu’il soit toujours aussi compliqué de trouver des fermetures éclair qui sortent de l’ordinaire. En cherchant sur Internet, j’aurais peut-être trouvé mon bonheur mais à quel prix si on compte les frais de port ? Même problème pour les bloque-lacets et les œillets de sertissages. Le choix est pour le moins restreint sur Rouen. Je lance donc un appel : Si vous avez des adresses pour ces fournitures, je suis preneuse.


Il m’a aussi fallu raccourcir les manches de 5 cm. C’est beaucoup ! Le patronage, n’étant pas mon fort je ne savais pas top comment m’y prendre. Dans un premier temps j’avais prévu de raccourcir la tête de manche, ce qui aurait entrainé des modifications des devants et du dos. Trop risqué, ai-je jugé.

J’ai posé la question sur Instagram : les réponses ne se sont pas faites attendre (merci à Paco, Tany et Aline) ; J’ai finalement réparti les 5 cm au niveau des bras, avant-bras et ourlets



Comme je le disais, pas de toile pour le corps. Mais une pour les manches. Elle s’est avérée indispensable dans mon cas pour l’alignement des carreaux rendu encore plus compliqué en raison de la manche en deux pièces.


La méthode en images :



Sur la toile de la manche je trace les droits fils vertical et horizontal. J’assemble et je bâti la manche sur l’emmanchure. Avec un feutre, je reporte les lignes qui composent mes carreaux dans le prolongement de celles du devant.


Je peux maintenant remettre la toile à plat et l’utiliser comme patron pour tailler ma manche dans le tissu après avoir ôté les marges de coutures car je dois poser la toile très exactement sur mon tissu.



Une fois la toile de manche épinglée sur le tissu, je le coupe.



Avec cette méthode, je ne me préoccupe pas de l’exactitude des marges de couture que j’égalise ensuite. En effet, l’exactitude des raccords dépend de la précision des lignes de coutures. Avec les carreaux je préfère donc marquer ces lignes au fil.
Comme ceci :



Je sais, c’est long ! Mais le résultat est à ce prix. Pour ma par part, je ressens le plus grand contentement quand je vois le résultat de mon travail.

Ici pour le rabat de la poche :






Et là, pour l’empiècement de la manche :





Je vais pouvoir maintenant ranger mon manteau jusqu'à l'hiver prochain. Me voilà parée pour reprendre le chemin du boulot lorsque les matinées sont encore fraîches et venteuses.


J’espère que ces longues explications ne vous auront pas parues trop indigestes et qu’elles pourront même en aider certains.

Je ne sais pas encore quel sera mon prochain projet. Pourquoi pas un tissu fleuri pour changer des carreaux ! Une chose est sûre, ce ne sont pas les idées qui me manquent. Je souhaite qu’il en soit de même pour vous et je vous dis à bientôt.